Une étude menée en mai 2025 sur des compléments alimentaires vendus en République d’Irlande a évalué la prévalence des allégations de santé sur l’étiquetage et leur conformité à la Réglementation Européenne sur les allégations nutritionnelles et de santé n° 1924/2006, en comparant les produits vendus en ligne et en magasin. Elle montre un certain nombre de non-conformités réglementaire des allégations ce qui illustre qu’il existe toujours des difficultés d’application du Règlement 1924/2006, 20 ans après sa publication.
Les compléments alimentaires sont des formes concentrées de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés destinées à compléter l’alimentation normale. Ils sont commercialisés sous forme de doses à savoir des formes de présentation telles que des gélules, des comprimés, des sachets de poudres, des ampoules de liquide, des flacons munis d’un compte-gouttes etc… Dans l’union européenne, les compléments alimentaires sont soumis à la législation alimentaire générale et à la Directive européenne 2002/46/CE concernant les compléments alimentaires. En ce qui concerne la revendication des effets nutritionnels et de santé aux consommateurs, ces revendications doivent respecter la Réglementation (CE) 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé. Seules les allégations nutritionnelles et de santé autorisées sont utilisables en respectant les conditions d’utilisation. La procédure d’autorisation implique la validation scientifique par l’EFSA de la démonstration d’une relation causale entre l’objet de l’allégation et l’effet revendiqué. A l’issu de cette évaluation, l’EFSA publie une opinion positive ou négative. Ce sont les Etats Membres et la Commission qui décident de l’autorisation de l’allégation. L’allégation autorisée par voie réglementaire figure sur le registre de l’union européenne des allégations nutritionnelles et de santé. Toute allégation non autorisée est interdite.
En ce qui concerne la vente en ligne, l’information au consommateur et les allégations nutritionnelles et de santé doivent également se conformer à la règlementation européenne. Par conséquent, les informations aux consommateurs présentes en ligne doivent refléter ce qui est vendu en magasin.
Conception de l’étude :
L’étude a été menée dans deux magasins ayant accepté de participer à l’étude, une épicerie et un magasin d’aliments santé, à Dublin, en Irlande. Dans chaque catégorie de compléments alimentaires sélectionnée, les produits ont été choisis consécutivement sur l’étagère (de gauche à droite/de haut en bas) afin d’éviter une sélection subjective. Environ 100 produits par magasin ont été collectés au hasard. Des photos de l’étiquetage faces avant, arrière et latérales ont été réalisées pour extraire les informations à analyser.
Ont été enregistrées sur un fichier excel les données suivantes: type de commercialisation (en magasin ou en ligne), produit, type et format de présentation du complément alimentaire, population cible, présence ou non d’allégation de santé, nombre et type d’allégation présente, nutriment auquel l’allégation se réfère, catégorie d’allégation de santé (par exemple, santé de l’os, système immunitaire…), si l’allégation était autorisée ou non sur le Registre européen des allégations nutritionnelles et de santé, si l’allégation de santé était totalement conforme, si le libellé était conforme, si le libellé était le texte exact du Règlement d’autorisation ; si les informations obligatoires relatives à l’allégation étaient présentes, si les information obligatoires en tant que complément alimentaire étaient présentes et si l’allégation était présente en face avant ou en face arrière.
Ensuite, ont été enregistrées les mêmes informations sur les sites en ligne de ces 2 magasins.
Finalement, ce qui a été trouvé sur les étiquettes en magasin a été comparé aux informations présentées sur leur site de vente en ligne.
Résultats :
- Dans le courant de Mai 2025, des informations sur 192 compléments alimentaires dont 180 également disponibles sur une plateforme e-commerce ont été collectées.
- Un total de 2 604 allégations de santé a été identifié. Un pourcentage de 89% des compléments alimentaires vendus en magasins portait au moins une allégation de santé contre 93% des compléments alimentaires vendus en ligne. Le nombre d’allégations de santé sur les produits vendus en magasins était en moyenne de 6 contre 7 pour les produits vendus en ligne.
- Seules 80,7% des allégations de santé sur les compléments alimentaires vendus en magasins étaient autorisées contre 75,6% pour les compléments alimentaires vendus en ligne. La conformité des allégations autorisées était plus élevée pour les compléments alimentaires vendus en magasins que pour les compléments alimentaires vendus en ligne : 70,1% contre 62,1%.
- En ce qui concerne les allégations relatives aux plantes, la majorité des allégations de santé étaient des allégations autorisées : 48,6% des allégations de santé pour les produits en magasins contre 45,2% pour les produits en ligne. Leur conformité était faible : 17,4% en magasins contre19,1% en ligne. Les allégations de santé en attente sur les plantes ne représentaient que 28,5% des allégations de santé pour les produits en magasin et 33,1% pour les produits en ligne. Leur conformité était faible en ligne 8,9% contre 16% en magasins.
En conclusion, cette étude réalisée en Mai 2025 sur des compléments alimentaires vendus en Irlande montre que les compléments alimentaires portent un nombre élevé d’allégations de santé : 6 à 7 pour les produits en magasins et les produits en ligne respectivement. Néanmoins, cette étude met en évidence des difficultés d’application du Règlement européen sur les allégations nutritionnelles et de santé : les allégations de santé utilisées ne sont pas toutes autorisées ! les allégations autorisées ne sont pas toutes conformes au Règlement en ce qui concerne les conditions d’utilisations, les mentions obligatoires, le libellé.
Si vous voulez en savoir plus sur cette étude.
Orchidali peut vous aider à communiquer les effets nutritionnels et de santé conformément à la Réglementation.
Prévalence et conformité réglementaire des allégations de santé sur des compléments alimentaires vendus en Irlande
Une étude menée en mai 2025 sur des compléments alimentaires vendus en République d’Irlande a évalué la prévalence des allégations de santé sur l’étiquetage et leur conformité à la Réglementation Européenne sur les allégations nutritionnelles et de santé n° 1924/2006, en comparant les produits vendus en ligne et en magasin. Elle montre un certain nombre de non-conformités réglementaire des allégations ce qui illustre qu’il existe toujours des difficultés d’application du Règlement 1924/2006, 20 ans après sa publication.
Les compléments alimentaires sont des formes concentrées de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés destinées à compléter l’alimentation normale. Ils sont commercialisés sous forme de doses à savoir des formes de présentation telles que des gélules, des comprimés, des sachets de poudres, des ampoules de liquide, des flacons munis d’un compte-gouttes etc… Dans l’union européenne, les compléments alimentaires sont soumis à la législation alimentaire générale et à la Directive européenne 2002/46/CE concernant les compléments alimentaires. En ce qui concerne la revendication des effets nutritionnels et de santé aux consommateurs, ces revendications doivent respecter la Réglementation (CE) 1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé. Seules les allégations nutritionnelles et de santé autorisées sont utilisables en respectant les conditions d’utilisation. La procédure d’autorisation implique la validation scientifique par l’EFSA de la démonstration d’une relation causale entre l’objet de l’allégation et l’effet revendiqué. A l’issu de cette évaluation, l’EFSA publie une opinion positive ou négative. Ce sont les Etats Membres et la Commission qui décident de l’autorisation de l’allégation. L’allégation autorisée par voie réglementaire figure sur le registre de l’union européenne des allégations nutritionnelles et de santé. Toute allégation non autorisée est interdite.
En ce qui concerne la vente en ligne, l’information au consommateur et les allégations nutritionnelles et de santé doivent également se conformer à la règlementation européenne. Par conséquent, les informations aux consommateurs présentes en ligne doivent refléter ce qui est vendu en magasin.
Conception de l’étude :
L’étude a été menée dans deux magasins ayant accepté de participer à l’étude, une épicerie et un magasin d’aliments santé, à Dublin, en Irlande. Dans chaque catégorie de compléments alimentaires sélectionnée, les produits ont été choisis consécutivement sur l’étagère (de gauche à droite/de haut en bas) afin d’éviter une sélection subjective. Environ 100 produits par magasin ont été collectés au hasard. Des photos de l’étiquetage faces avant, arrière et latérales ont été réalisées pour extraire les informations à analyser.
Ont été enregistrées sur un fichier excel les données suivantes: type de commercialisation (en magasin ou en ligne), produit, type et format de présentation du complément alimentaire, population cible, présence ou non d’allégation de santé, nombre et type d’allégation présente, nutriment auquel l’allégation se réfère, catégorie d’allégation de santé (par exemple, santé de l’os, système immunitaire…), si l’allégation était autorisée ou non sur le Registre européen des allégations nutritionnelles et de santé, si l’allégation de santé était totalement conforme, si le libellé était conforme, si le libellé était le texte exact du Règlement d’autorisation ; si les informations obligatoires relatives à l’allégation étaient présentes, si les information obligatoires en tant que complément alimentaire étaient présentes et si l’allégation était présente en face avant ou en face arrière.
Ensuite, ont été enregistrées les mêmes informations sur les sites en ligne de ces 2 magasins.
Finalement, ce qui a été trouvé sur les étiquettes en magasin a été comparé aux informations présentées sur leur site de vente en ligne.
Résultats :
En conclusion, cette étude réalisée en Mai 2025 sur des compléments alimentaires vendus en Irlande montre que les compléments alimentaires portent un nombre élevé d’allégations de santé : 6 à 7 pour les produits en magasins et les produits en ligne respectivement. Néanmoins, cette étude met en évidence des difficultés d’application du Règlement européen sur les allégations nutritionnelles et de santé : les allégations de santé utilisées ne sont pas toutes autorisées ! les allégations autorisées ne sont pas toutes conformes au Règlement en ce qui concerne les conditions d’utilisations, les mentions obligatoires, le libellé.
Si vous voulez en savoir plus sur cette étude.
Orchidali peut vous aider à communiquer les effets nutritionnels et de santé conformément à la Réglementation.
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