Recommandation

La nouvelle réglementation européenne sur l’étiquetage des boissons alcoolisées : premières applications sur le vin

Le règlement (UE) 2021/2117 publié le 2 décembre 2021 modifie les règles d’étiquetage des vins et des vins aromatisés et rend obligatoire la communication de la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle de ces produits.

L’alimentation saine et durable : comment satisfaire à la fois les besoins nutritionnels et les enjeux climatiques ?

Le système agricole et alimentaire représente 34% des émissions des gaz à effet de serre (GES). La France s’est engagée à réduite de 46% les émissions de GES d’ici 2025. Une étude conjointe de la Société Française de Nutrition (SFN) et du Réseau Action Climat (RAC) réalisée par Nicole Darmon a montré qu’une réduction de 50% de la consommation de la viande associée à une augmentation de la consommation de végétaux adéquats permet de réduire de 35% l’impact carbone tout en satisfaisant les recommandations nutritionnelles pour les adultes.

Nouvelle ligne directrice pour les probiotiques et les prébiotiques de WGO et ISAPP

L’Organisation mondiale de gastroentérologie (la « WGO ») a récemment publié un document de lignes directrices mis à jour, visant à aider les gastro-entérologues et autres médecins à comprendre les applications cliniques appropriées des probiotiques ou des prébiotiques. La ligne directrice a été créée avec les contributions d’experts en gastroentérologie, en probiotiques et en prébiotiques, avec les efforts codirigés par des experts de l’Association scientifique internationale pour les probiotiques et les prébiotiques (ISAPP). Pour créer ces lignes directrices, les experts ont évalué de manière exhaustive les preuves issues d’essais randomisés et contrôlés sur les affections gastro-intestinales, notamment quelle souche ou substance prébiotique spécifique a montré un effet positif. Les lignes directrices présentent une liste de conditions pour lesquelles il existe des preuves positives de l’efficacité des probiotiques et/ou des prébiotiques.

L’OMS/Europe fait appel aux consommateurs pour contribuer à une société plus saine.

L’OMS/Europe invite les consommateurs à prendre part à un projet visant à créer une société plus saine. En effet, les consommateurs peuvent participer au test d’un outil d’intelligence artificielle (IA) qui aidera les pays de la Région européenne de l’OMS à surveiller et à réglementer efficacement la promotion de produits nocifs – du tabac et de l’alcool aux aliments riches en sel, en graisses trans et en sucres – et à contrôler la commercialisation des substituts du lait maternel et des aliments pour nourrissons et enfants en bas âge.

L’Italie envisage d’interdire la viande cellulaire

Le projet de loi, qui contient des dispositions interdisant la production et la commercialisation de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux cultivés à partir de cellules animales, a été proposé par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts et le ministre de la Santé, et approuvé par le Conseil des ministres.

La « viande » in vitro en France

Mieux encadrer et maîtriser la technologie, telle est la recommandation de vigilance du Sénat. La Commission des affaires économiques du Sénat a rappelé son opposition anthropologique, éthique, culturelle et, en somme, politique, au développement des « aliments cellulaires ».

Le calcul du Nutri-Score change pour les boissons

Le droit d’utiliser le Nutri-Score est non obligatoire et gratuit. Il a été mis en place pour la première fois en France en 2017, en se basant sur les travaux de l’équipe du Pr. Serge Hercberg ainsi que l’expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Depuis son lancement en France, plusieurs pays ont décidé de recommander son utilisation : la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas et le Luxembourg. Le logo est attribué sur la base d’un score prenant en compte pour 100 gr ou 100 mL de produit, la teneur : en nutriments et aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, de noix et d’olive) et en nutriments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel). Le Nutri-Score des boissons est modifié.

Les allégations de santé et nutritionnelles des formules infantiles

Une étude internationale transversale publiée récemment dans le British Medical Journal a mis en évidence que les produits de diététiques infantiles utilisaient 1 à 4  allégations nutritionnelles et de santé. Les auteurs ont souligné que 2/3 des produits avec au moins allégations ne fournissaient aucune référence. Quand des études cliniques enregistrées étaient citées en référence, les auteurs ont noté un haut risque de biais.

Le CBD en France

Le cannabidiol, CBD, substance active d’origine le plus souvent naturelle, fait partie des phyto-cannabinoïdes. Le CBD comme le tétrahydrocannabinol (THC ) est présent dans la fleur et les feuilles de cannabis. C’est un psychotrope non addictif à la différence du THC . C’est aussi un composant sous forme d’extrait, de médicament, ou de produits de consommation courante dont seuls certains sont autorisés en France sous des conditions précises de teneur en THC. En outre, le CBD est considéré au niveau européen comme un nouvel aliment dont la sécurité est en cours d’évaluation par l’EFSA.

CBD aux U.S.A. : Les statuts d’aliment et de complément alimentaire ne sont pas adaptés

Suite à l’exploration des voies réglementaires potentielles pour les produits à base de cannabidiol (CBD) par un groupe de travail interne à la Food and Drug Administration (FDA), la FDA a conclu le 26 janvier 2023, qu’une nouvelle voie réglementaire pour le CBD est nécessaire pour assurer la surveillance réglementaire nécessaire pour gérer les risques. L’Agence est prête à travailler avec le Congrès sur cette question.

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